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Origine de la musicothérapie

L’utilisation de la musique a des fins thérapeutiques est attestée dans toutes les grandes civilisations et même durant la préhistoire.

Dès le paléolithique, on utilise les instruments à vent et percussions pour accompagner les rites sacrés. Les premières flûtes en os que l’on a retrouvées datent de 43.000 ans.

Dans les sociétés primitives, notamment dans le chamanisme, on utilise la musique pour faire entrer la personne dans des états altérés de conscience, la guider dans son voyage intérieur, sa transe pour la soigner. 

Dans l'Égypte antique, la musique est représentée par le même hiéroglyphe qui symbolise la joie et le bien-être. Sur certains papyrus médicaux, des informations apparaissent sur les sons destinés à des soins.

En Inde, les mythes décrivent comment l’univers est né d’un son primordial : le OM cosmique. Il existe un yoga qui concerne spécifiquement le son et permet au sujet de se réaliser : le nada yoga. 

La tradition chinoise considère que la musique participe de l'harmonie du ciel et de la terre. L'empereur était officiellement gardien du diapason. Les cinq notes de la gamme pentatonique correspondent à la fois aux cinq éléments et aux cinq organes principaux du corps humain. L'action des sons sur le corps et la conscience fait partie d'une science à la fois thérapeutique et magique.

Dans la culture perse, la musique tire son essence de l’ordre cosmique et des nombres. Selon les saisons et l'âge du sujet, on lui fera entendre des mélodies qui tempèrent l'excès de ses humeurs, renforcent les humeurs affaiblies et rétablissent l'équilibre physiologique et psychologique. 

C’est en Grèce on trouve la racine de toute la musique occidentale. Pythagore invente le concept d’harmonie et structure la gamme musicale à partir des lois des harmoniques. Il définit une théorie des affinités et des répulsions entre planètes comme entre personnes, fondée sur les consonances et les dissonances. La dissonance perturbe tandis que la consonance apporte paix et harmonie. La musique permet au corps et à l’âme de retrouver l’équilibre et l’harmonie du cosmos. 

On peut conclure que la musique est le lien entre l’homme et le sacré ; et son usage à des fins thérapeutiques est universel. Il se décline principalement sous 2 axes : la catharsis et les pratiques sédatives. 

Dans l’Antiquité on retrouve la catharsis dans les Bacchanales. La catharsis correspond à une décharge de tensions physiques, émotionnelles qui soulage et apaise momentanément. Si la catharsis est orientée dans une direction spirituelle comme c’est le cas dans de nombreux peuples, elle peut conduire de la transe vers l’extase.

Le pouvoir sédatif de la musique est illustré par le récit de David et du roi Saül. Le roi Saül est hanté par un mauvais esprit, il est pris de terreur. Avec sa lyre David apaise ses angoisses et lui permet de retrouver paix et harmonie.

La musique est particulièrement active dans la sphère émotionnelle. Elle est utilisée pour rétablir l’équilibre, stimuler les émotions ou au contraire calmer les passions. 


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